papayoux

Campagnes publiques

Ma "petite soeur afghane" s'appelle Behishta, elle 21 ans. Ella a fui Kaboul avec ses parents, et sa grande soeur, parce qu'elle était recherchée par les Talibans. Après s'être terrée dans un appartement anonyme, pendant quatre longs mois, et être restée coincée au Pakistan, dans une zone grise de l'asile, quatre mois de plus, elle est arrivée en France, le 8 mars dernier. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire, juste le début d'un long parcours d'intégration. C'est pour préparer son avenir, que nous avons besoin de vous.  

***

Lorsque Behishta est entrée dans nos vies, c'était au coeur de l'été dernier, en plein chaos médiatique, à l'aube d'une tragédie humanitaire dont tous les actes se jouent désormais sous nos yeux. Recherchée par un puissant cadre Taliban, parce que sa famille avait été proche de la France, que son père l'avait autorisé, ainsi que ses soeurs, à s'instruire et travailler, elle devait quitter Kaboul au plus vite, comme des millions d'autres Afghans.

Avec mes amis, les journalistes Stéphane Kenech et Inès Daif, nous étions le mince fil qui la reliait à l'extérieur, la seule lueur d'espoir... alors que nous avions si peu de pouvoir. Nous n'étions pas certains de réussir à l'aider, mais nous avons décidé de ne jamais la laisser tomber. 

Entre temps, pour cette famille, il y a eu l'espoir déçu des évacuations françaises, lorsque le 23 août 2021, les portes de l'aéroport qui se sont refermées sur eux, à cause d'un attentat sanglant. Un kamikaze au milieu d'une foule en détresse, 182 mort, et la fin des opérations d'exfiltration. Ensuite, la peur à huis clos, terrés dans un appartement dont ils devaient cacher qu'il était habité, pendant plus de quatre mois, avec de la nourriture sommaire et sans aucune perspective claire de sortie. Un jour de nombre, il y a eu la fuite, de nuit, avec chaffeur menaçant, pour traverser la frontière pakistanaise au bord de l'épuisement, avant les formalités compliquées, et quatre mois d'attente, encore, Islamabad, dans un pays inconnu, où la famille n'avait aucun droit, et si peu sécurité. Alors toujours recherchées par les factions talibane de leur oncle, les filles se trouvaient malgré tout livrées à elles-mêmes au sein d'une base arrières des "étudiants en religion" afghans.

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Bee et sa famille ont finalement embarqué dans un vol en direction de Paris, grâce aux autorités françaises. On ne les remerciera jamais assez.

Behishta, sa soeur Safiya, et leur deux parents sont en France. Mais ce n'est pas le happy end : ça n'est que le début du chemin.

Depuis, avec Inès et Stéphane, nous avons traité les urgences de bases : les loger (merci à la formidable famille d'accueil qui leur a offert un toît pour six mois), les nourrir, lancer les procédures de demande d'asile, et faire face aux méandres de l'administration.

Lorque le découragement nous prend, nous pensons à tout ce qu'a déjà été ce périple vers la liberté... et que le répit, en sécurité, n'est plus si loin.

Behishta doit subvenir à ses besoins, et à ceux de ses parents qui ne sont pas en très bonne santé.

Dans cette période transitoire, elle n'a aucun moyen de gagner sa vie. Quant à nous, nous sommes au bout de ce que nous pouvons faire, matériellement, pour la soutenir. Il faut deux choses, désormais : 

* que la procédure d'asile en France soit solidement engagée 

* que nous trouvions les fonds pour lui permettre de préparer son avenir à court terme

Parce que les choses ont parfois été lentes à se débloquer, Behishta a fait quelque chose de très courageux : elle a témoigné à visage découvert pour Loopsider... vous pouvez découvrir son histoire ici. 

https://twitter.com/Loopsidernews/status/1486398026977533956?s=20&t=sv7D3cqsEb2n0mqkrsdYvQ

Et récemment, elle a répondu aux questions de Pierrick Faye, pour le podcats d'actualité du jorunal Les Echos, "La Story" :

https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/afghanistan-behishta-exilee-de-lenfer-des-talibans-1406045

Nous lançons cette cagnote solidaire.

Logement, études, aventures culturelles, nous pensons qu'elle et sa famille méritent tout ça. D'autant que Bee est une véritable activiste, qui continue de porter la voix des femmes oppresées de son pays... Après tout ce qu'elle a déjà traversé, elle mérite que vous nous aidiez à l'aider.

D'avance merci, pour la solidarité et l'écho que vous voudrez bien lui donner.

Laura-Maï Gaveriaux (Inès Daif, Stéphane Kenech).

3236.40 €
collectés
Terminé
Page précédente1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 Page suivante